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lundi 21 avril 2014

Mon Interview accordée au journal électronique Le Point Afrique ….

http://www.lepoint.fr/afrique/economie/algerie-slim-othmani-le-patron-qui-a-dit-non-a-bouteflika-16-04-2014-1813583_2033.php

dimanche 20 avril 2014

La chronique du blédard : De la difficulté de se guérir d'un pays bien malade ...

Akram Belkaïd, Paris
Le Quotidien d'Oran, jeudi 17 avril 2014

J’aimerais me lever le matin sans avoir à y penser, sans en entendre parler à la radio ou au zinc du quartier, le plus souvent en mal ou avec catastrophisme. J’aimerais être un auto-exilé indifférent, peu concerné, de plus en plus éloigné, gagné par le cosmopolitisme et la conviction que la frontière est un mal anachronique, et la nation, une passion finalement bien relative pour ne pas dire inutile. J’aimerais regarder cette mascarade électorale avec de la désinvolture, un brin de compassion et quelques zestes d’amusement.

jeudi 17 avril 2014

Lettre mon amie d'enfance D. qui veut du bien à mes cellules souches .... ! (elle a parfaitement raison)

Slim , 

je vais être probablement une des rares à ne pas te dire bravo. Non pas que je désapprouve tes positions. Au contraire, tu es parfaitement en droit de ne pas te laisser manipuler tant que ... tu restes à l'intérieur de tes frontières . L'étape d'après, c'est le cercle de feu. Aucune tentative surtout individuelle de quelque chose qui ressemble à " mane-puliti" (opération mains propres) ne peut et ne pourra être laissée s'exprimer sans faire de casses et devine au détriment de qui ? 

L'Algérie a accompli un nouveau miracle ...


par Abed Charef

L'Algérie a réussi à entretenir le suspense sur une élection sans saveur. Mais dont l'enjeu est considérable. 

Oui, l'Algérie l'a fait. L'Algérie a présenté aux élections présidentielles du 17 avril 2014 un homme qui ne peut se déplacer, qui s'exprime avec beaucoup de difficultés, qui ne peut voyager, qui ne peut participer aux forums internationaux, et qui ne peut tenir les harassantes réunions de travail qu'imposent la fonction de chef d'Etat. Cet homme, dont l'état de santé est délicat, est même le favori de l'élection, et il a de fortes chances d'être reconduit pour un quatrième mandat de cinq ans. 

mercredi 16 avril 2014

Des signes sur des vengeances après le 17 ....


par Kamel Daoud in le Quotidien d'Oran


Si Bouteflika gagne, y aura-t-il répression contre tout ce monde qui lui a dit non, qui s'est moqué de lui, qui l'a insulté ou qui lui a signifié le « dégage » par mille manières, lui et surtout ses hommes ? C'est la question du jour, deux jours avant le vote. Une peur est là. Dans certains espaces, la rétorsion a déjà commencé : pas de pages de pub, des instructions à l'ANEP pour ne plus donner l'argent du peuple aux journaux, des hommes d'affaires ont pris peur et valise et regardent avec inquiétude l'avenir ne sachant s'ils ont payé suffisamment ou s'il vont le payer, lourdement. Dans certaines rédactions, on parle de crainte. Certaines personnalités s'agacent des surveillances grossières. Des leaders s'interrogent. Des militants sont sous pressions énormes.

Il y a peur parce qu'il y a des raisons.

jeudi 20 mars 2014

Lettre d'un ami sur le respect de la constitution Algérienne par le FCE ... (vraiment rien à ajouter)

Cher ami,
Je viens de prendre connaissance de la réponse lamentable de Reda Hamiani. 

Comment peut-on contribuer ainsi à entretenir la confusion des genres si préjudiciable au vivre ensemble, lorsqu’on prétend faire partie de l’élite créatrice de richesses et de sens dans ce pays ?

Ma lettre de démission du FCE

Le 15 Mars 2014

Monsieur le Président du FCE

Objet: Démission du FCE

Monsieur le Président,


Je viens par la présente vous informer de ma démission du Forum des Chefs d’Entreprise, motivée par le peu de respect qui  a été accordé, tant aux membres qu’au règlement intérieur de cette institution qui méritait bien mieux que cette mascarade de soutien électoral.

vendredi 6 décembre 2013

Pétition d'intéllectuels Algéro-Marocains

« Les relations officielles entre nos deux pays ne cessent, depuis des décennies, d’aller de mal en pis. Nul doute qu’il y a des raisons à cette dégradation au nombre desquelles nous pourrions citer le poids de l’héritage colonial, le caractère autoritaire des systèmes de gouvernement institués après les indépendances, ainsi que le déficit d’initiatives indépendantes de la part des intellectuels et de la société civile en Algérie et au Maroc. Nous observons qu’au moindre signe de détente entre les deux Etats, celle-ci est avortée.

mercredi 30 octobre 2013

Le Monde Musulman Disparaitra un jour ..


By Kamel Daoud in Le Quotidien d'Oran

Huit heures et demie. Le vendeur de légumes hésite à prendre le billet de 1000 DA qu'on lui tend. C'est son premier client. Il tend le bras puis se souvient de quelque chose puis ouvre un tiroir et en sort une petite feuille pliée et froissée : la prière propice, l'invocation que doit lire tout commerçant au début de sa journée. Le jeune homme la lit à voix rapide et basse puis sourit : il est en mode « on » désormais. Et c'est partout pareil : ce texte anonyme, les Manchourates comme l'appellent les islamistes, petits dépliants miniatures de prières qui pénètrent le monde, remontent comme des files de fourmis et entrent dans la tête, les oreilles, par le nez puis ressortent par les yeux et courent trouer toute la texture du réel. On trouve aujourd'hui ce texte partout : taxie, étalé en autocollant, arrière-plan de PC, murs des administrations, des salles d'attentes, prières avec les détestables voix des enfants récitateurs et pleurnichards, sonneries coraniques gémissantes. Le texte vient de ce mélange entre rime coranique, traditions, obscurités de la langue arabe et paroles attribuées à Ali, Mohammed, Omar, Cheikh Google ou le Savant anonyme dans le vaste corpus des on-dit religieux et des hadiths apocryphes et complètement faux. Un mélange qui a fabriqué un texte de reliques qui fige à la fois l'écriture et donne corps à la peur et aux tics. Les amulettes et le mot exact, mais avec l'alphabet en guise d'ingrédients. Et cela exprime tout le désastre de l'esprit des « Arabes » et des Algériens : cette religion des reliques qui teint le monde et jette son ombre sur les échanges, les paroles et les contacts de la chair et du regard. Transforme la vie en expiations.