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dimanche 14 septembre 2014

Alger Mode d'Emploi ...

Interview de Halim Faidi recueilli par Mustapha Benfodil in El Watan


Halim Faïdi est au moins connu pour deux choses. Deux bâtiments emblématiques qui portent sa griffe : le Musée d’art moderne et contemporain d’Alger (MaMa), anciennement Galeries algériennes, et le nouveau siège du ministère des Affaires étrangères, perché sur le plateau des Annasers, projet qui lui a valu le Prix national d’architecture et d’urbanisme et le Prix du président de la République (2012).

Natif d’Alger l’année du coup d’Etat de Boumediène (1965), le sémillant architecte, enfant d’El Biar, est intarissable quand il s’agit de raconter sa ville. Dans la ruche de «Studio A» où il nous reçoit, ses collègues planchent sur leur ouvrage du moment avec dévotion. Ayant manifestement plus d’une corde à son arc, l’écriture n’est pas en reste dans son répertoire. La preuve : ce magnifique ouvrage qu’il vient de sortir chez Barzakh et Le Bec en l’air intitulé Alger sous le ciel.

jeudi 10 juillet 2014

Et au 41e jour un l'Homme a dit: "au suivant" ....


By Hakim Laâlam in le Soir d'Algérie


Que peut-on retenir de ces 40 jours de consultations autour des réformes menées par Ouyahia ? D’abord, le truc le plus important à mes yeux. Contrairement aux puces téléphoniques, certains dirigeants politiques oubliés dans un siège pendant des années lumières peuvent être ressortis de leurs boîtes et réactivés aux frais de l’opérateur lui- même, ce qui n’est pas courant en la matière. Au chapitre des palmes, celle de l’accoutrement flashion le plus fun revient sans conteste à Madani Mezrag. Se pointer à la Présidence en face de H’mimed en kamis lamé, en calotte afghane et en sandales à semelles compensées, même l’allumé Karl Lagerfeld ne l’aurait pas osé. 

lundi 7 juillet 2014

Des Algériens réclament un cimetière : analyse d'une crevasse

By Kamel Daoud in le Quotidien d'Oran

Lu dans un journal : les habitant d'Ali-Mendjeli (une cité) à Constantine réclament un cimetière. Fascinant. On devine que la cité, livrée dans le cadre de la politique du relogement, manque de tout : jardins, loisir, rire, air, plaisir, équipements et verdure, manque aussi de place pour mourir. Rien n'y a été prévu, ni l'espace de vie, ni celui de la mort. L'Algérie reloge mais sans plus. Habiter n'est pas occuper, c'est se refugier, se rétracter, se replier, fuir, s'isoler, couper le lien avec la communauté par la communauté. Reloger n'est pas civiliser mais se débarrasser du postulant. La même pensée traverse l'esprit du chroniqueur quand il voit les cités algériennes. Ce ne sont pas des architectures de cités de conquête, d'occupation de l'espace et d'affirmation de la présence de l'homme, mais des cellules de retraits vers soi, de refus. On ne construit pas, comme les Romains, les Egyptiens ou les autres civilisations et pays, pour «orner» l'espace et en jouir dans le collectif, mais pour fuir le collectif, briser le lien et tourner le dos. Les cités algériennes sont des ruches de solitude. Le régime construit pour reloger, pas pour qu'on habite le pays.

jeudi 12 juin 2014

Lettre de Mme Zohra Drif à Ahmed Ouyahya ... ( Bravo Mme Drif )

Ancienne combattante de la guerre de Libération nationale et sénatrice du tiers présidentiel, Mme Zohra Drif n’a pas mis de gants pour dénoncer le projet d’amendement de la Constitution. Pour elle, «il n’apporte absolument rien ou presque» et, de ce fait, elle se demande «ce qu’aurait pensé» (de ce projet, ndlr) son ancien compagnon d’armes, Larbi Ben M’hidi, assassiné par les militaires français durant la guerre de Libération, laissant ainsi transparaître un profond désarroi.

Monsieur le directeur de cabinet de la présidence de la République

1. Je vous remercie de m’avoir comptée parmi les personnalités nationales que vous avez invitées aux consultations initiées à l’occasion de la prochaine (encore une !) révision constitutionnelle.
2. Cela m’honore et m’oblige bien évidemment, mais dans le même temps accable mes frêles épaules de vieille combattante de la glorieuse Zone autonome d’Alger dont, je dois l’avouer, je ne suis toujours pas revenue.
3. Etant parfaitement consciente et lucide sur le fait que je ne suis l’élue ni de Dieu ni des hommes, je sais que seuls l’immense révolution du 1er Novembre 1954 et la chance inouïe que j’ai eu d’y prendre part, mais surtout le redoutable privilège d’y avoir côtoyé les meilleurs d’entre nous d’alors et d’aujourd’hui font de moi une «personnalité nationale» que l’on consulte en 2014.

Allah Akbar ...

By Amine Zaoui (écrivain) in Liberté (Algérie)

Le monde est devenu fou ! Au nom d’Allah, Allah islamique, tout ce qui nous entoure est devenu hystérique ! Enfants, les grands nous ont enseigné que Dieu habite le ciel. Je fixe ce ciel au-dessus de ma tête et je ne trouve rien. Rien ! vide. Néant. Nous sommes nus. 

À découvert. C’est pénible de se sentir dans la solitude muette, sans compagnon. Ni divin. Ni humain. Sans tendresse. Le monde est cruel ! De Baghdad, passant par Damas, Khartoum, Paris des djihadistes, Londres des harangueurs fanatiques, Nigeria des Boko Harem,  Washington des vendeurs d’armes… la folie hystérique ou l’hystérie folle n’a qu’un seul mot d’ordre : Allah Akbar !

mardi 13 mai 2014

Safari au Consulat d'Algérie à Nanterre .... l'animal à abattre : la bureaucratie

By Kamelus Ben ( avec son aimable autorisation)

L’appel du pays est plus fort, il est viscéral et bien entendu afin d’assouvir ce besoin le passage par le consulat d’Algérie est un chemin de croix obligatoire c’est dans ce contexte que je me suis décidé à le faire et à porter la croix en ce samedi pluvieux.

J-1 : la veille les symptômes les précurseurs de cette aventure commençaient à se faire sentir, picotements, état d’anxiété avancé et par-dessus tout une insomnie à 7,5 sur l’échelle de richter.
Jour J : Enfin le jour j est arrivé ayant pris mon courage à 2 mains je me présente devant la nouvelle battisse du consulat eh oui ils ont déménagé et vous savez comment je l’ai reconnu c’est que chaque matin en passant par là car je connais le coin, je voyais une queue à l’algérienne présente comme un décors urbain. Bref un grand bâtiment imposant ça nous change de la petite villa ou s’entassaient des centaines de personnes sans savoir comment on arrivait à faire cet exploit.

samedi 3 mai 2014

Et maintenant, que faire du quatrième mandat ?


By Abed Charef  in Le Quotidien d'Oran

L'Algérie a réussi à occulter ses grands problèmes, le temps d'une élection présidentielle, en se concentrant sur une question secondaire. Mais le réel s'impose de nouveau. 

La boucle est bouclée. Avec la reconduction de M. Abdelmalek Sellal au poste de premier ministre, dans la foulée de la prestation de serment du président Abdelaziz Bouteflika, la parenthèse électorale, qui a connu son apogée le 17 avril, avec la reconduction du chef de l'Etat pour un quatrième mandat, touche à sa fin. Pour nous livrer, au final, un résultat, disons controversé, pour rester dans les limites de ce que permet le Quotidien d'Oran. 

jeudi 24 avril 2014

Pourquoi des Algériens s’opposent à la démocratie

By Mustapha Hammouche in Liberté  24/04/2014

La fraude électorale a une autre conséquence que celle de faire élire le candidat du pouvoir : elle cache les vrais scores des prétendants. Y compris celui du gagnant. On ne pourra donc jamais mesurer la popularité du Président “élu”. Car il en a une, tout de même. Et qui ne peut se réduire à ceux qui ont exprimé publiquement leur attachement à son règne, en faisant campagne ou en fêtant sa victoire. Il reste à en mesurer l’ampleur.
Pour cela, l’on peut tenter l’exercice suivant : se poser la question de savoir dans quel cas l’on pourrait trouver un intérêt à une prolongation de l’ordre régnant, et, donc, voter pour le maintien du régime.

lundi 21 avril 2014

Mon Interview accordée au journal électronique Le Point Afrique ….

http://www.lepoint.fr/afrique/economie/algerie-slim-othmani-le-patron-qui-a-dit-non-a-bouteflika-16-04-2014-1813583_2033.php